Ligue Paris Ile de France de Vol Libre

Nous commençons par plier bagage à la pension Theresa qui nous a accueilli durant notre séjour à Avia, avant d'entamer notre dernier petit déjeuner gargantuesque au café de la place.

Comme les deux matins précédents, le ciel est au bleu et le fond de l'air est frais. Le site se trouve au point mort d'un régime de vent fort venant de France et contournant les Pyrénées, faisant des décollages que nous pouvons voir du café parmi les seuls praticables de la région.

Vue du déco Tremplin

Nous nous dirigeons tant bien que mal, au rythme d'un moteur de voiture supportant difficilement la rude montée, vers le décollage "tremplin" prés du sanctuaire de Queralt; de rares vautours profitent des premières ascendances, tandis que la décision est prise d'abandonner ce décollage trop escarpé.
Nous montons alors aux antennes de Rasos de Peguera, mais faute d'une bonne connaissance du chemin d'accès au décollage et compte-tenu des nuages coiffant le sommet, nous nous rabattons finalement sur le décollage "Maria 1".

Vue depuis Avia

Tandis que Jean-Claude et Patrice conduisent la voiture en réparation. Un briefing concis de l'assistant-coach Michel, et nous voilà en l'air. Notre mission :
1. être tous au start en même temps
2. marquer un seul point dans le rayon des balises

Le parcours : deux aller-retour sur la crête du sanctuaire / Maria 3 / lac / attero.

Récit de mon vol : malgré 4 points bas sous le décollage, je finis par m'extraire et rejoindre par le bas mes collégues qui patientent au nuage en attendant le start. Un dernier thermique m'est favorable et me positionne avantageusement en altitude sur la crête, mais je fais un virage de trop qui me coûte 30s au start, autant de temps perdu sur le leader que je ne rattraperai évidemment jamais.

Pascal

Toutefois, il me sert de liévre tandis que Francis, quelques secondes derrière moi, maintient la pression. C'est l'occasion de mettre à profit l'assurance acquise durant les trois derniers jours dans les thermiques de printemps espagnols, pour tendre l'accéléro : un peu sur le relief, beaucoup en transition, passionnément sur le glide final.

Quelques petits tours pour le plaisir aprés le franchissement de l'arrivée, et il est temps de se poser pour pouvoir partir en vitesse vers la compétion du Revard qui a lieu le lendemain (8h de route...).
En route pour la France, quelques km aprés Berga, nous passerons sous un rideau de pluie, tandis que la Tramontane sévit aprés les reliefs : nous étions au bon endroit.